La période du 22 août au 25 septembre 2011

C’est à mon avis la période idéale pour pratiquer ce voyage vélo. La plupart des campings sont encore ouverts. Les jours sont encore suffisamment longs. Quand à la météo, elle est parfaite pour traverser la France. Elle est tout à fait acceptable pour traverser l’Espagne même si il fait encore relativement chaud dans le centre et au sud de la péninsule ibérique. Le climat du Maroc dans sa partie occidentale est idéale en septembre. Je n’ai pas eu une seule fois au cours du périple à enfiler mon poncho.

Le choix de la route

J’ai utilisé les routes nationales et départementales que j’avais repérées au cours de ma préparation avec Bikemap. Ce dernier est un utilitaire en ligne sur Internet fort pratique. Outre le choix des routes et le calcul des distances, l’utilitaire calcule le profil de la route. Ceci est particulièrement important pour les étapes présentant un relief montagneux.


Les conditions d’hébergement.

J’avais choisi le camping pour être au plus près de la nature et des gens. Je ne regrette pas mon choix. J’ai été partout bien accueilli.  Les campings espagnols sont les plus modernes et les mieux équipés. Les campings marocains sont loin d’être au top. J’ai du utiliser trois hôtels au Maroc.


L’alimentation pendant le périple

Parcourir plus de 3000 km n’implique pas de régime alimentaire particulier. La règle d’or est de bien manger et de boire beaucoup et souvent. Je déjeunais le matin de bonne heure au camping. Je faisais deux poses le matin au bord de la route pour croquer des biscuits ou pour déguster les fameux "tostados con jamo y cafe" espagnols. A 13 heures (14 heures en Espagne) je déjeunais systématiquement au restaurant. Le soir je dînais la plupart du temps au camping. Je buvais l’eau du robinet sauf au Maroc ou j’ai préféré l’eau en bouteille. Manger devenait une obsession. J’avais toujours bon appétit. Malgré cela, j’ai perdu sept kilos à l’issue du voyage. Le vin m’a un peu manqué au Maroc. Peu de bars/restaurants marocains ont une licence pour délivrer de l’alcool dans leur établissement.

La durée du périple

J’ai pédalé 29 jours pendant 190 heures et 15 minutes, soit une moyenne journalière de 6 heures et 34 minutes. Cette durée parait longue, mais il n’en n’est rien. Jamais je n’ai trouvé le temps long ou monotone sur la route.

 

La distance parcourue

J’ai parcouru 3 308,64 km soit une distance moyenne journalière de 114,09 kilomètres. Bien que la vitesse soit un paramètre mineur à vélo, je l’indique tout de même à titre d’information. J’ai effectuée ce périple à la vitesse moyenne de 17,39 Km par heure. A cette vitesse on a largement le temps d’admirer le paysage. Mon record de vitesse instantanée est de 74,61 km/h au cours de l’étape Safi-Essaouira  dans une descente à l’approche de l’Atlas.


Etape la plus longue

Il s’agit de l’étape El Jadida - Safi au Maroc au cours de laquelle j’ai parcouru 156,44 kilomètres en 9 heures et 3 mn. Il faisait nuit noire quand je suis arrivé au camping le soir.


Etape la plus courte

Il s’agit de ma dernière étape Verger de la Frontera - Tarifa en Espagne avant de prendre le bateau pour Tanger. L’étape était courte mais particulièrement difficile à cause du vent soufflant de face.


Etape la plus difficile

Il s’agit de l’étape Séville - Vejer de la Frontera en Espagne. Comme le héros de Miguel de Cerventes, j’ai été l’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche qui s’est battu contre les moulins à vent. J’ai vu des milliers d’éoliennes et rencontré un vent terrible qui rend fou.


Etape la plus gratifiante

C’est l’étape Saint-Jean Pied de Port - Pamplona. Cette étape était hautement symbolique pour moi. J’avais des doutes sur mon aptitude à franchir les Pyrénées avec un vélo chargé de bagages. A l’issue de cette étape, j’ai su que j’étais en mesure d’aller jusqu’à Agadir.


Si il n’y avait qu’un mot à retenir de ce voyage

C’est le mot “Gentillesse”. J’ai été agréablement surpris par l’accueil et la gentillesse des marocains. Le peuple marocain est un peuple chaleureux qui ouvre sa porte à l’inconnu sans crainte et toujours prêt à rendre service.

 

"Les voyageurs n'ont ordinairement pour observer,
que les lunettes qu'ils ont apportées de leur pays
et négligent entièrement le soin d'en faire retailler les verres
dans les pays où ils vont."

Jean Potocki (1784)